Manger après être devenue mère Quand la maternité bouleverse le rapport des femmes à la nourriture
Je suis Sophie Schoelinck, diététicienne-nutritionniste et thérapeute du poids à Charleroi.
Depuis plus de 24 ans, j’accompagne des femmes dont le rapport à l’alimentation se fragilise à certains moments de leur vie.
La maternité en fait partie.
Beaucoup arrivent en consultation avec cette phrase :
« Depuis que je suis devenue mère, je ne mange plus comme avant. »
Hyperphagie le soir.
Perte d’appétit.
Grignotages incontrôlés.
Culpabilité constante.
Et derrière cela, il n’y a pas simplement un “problème alimentaire”.
Il y a une histoire.
Un contexte.
Une pression.
La maternité ne crée pas toujours le conflit alimentaire.
Elle le révèle.
Une culture du contrôle alimentaire inculquée aux femmes
Bien avant de devenir mères, les femmes apprennent à surveiller leur corps.
Faire attention.
Ne pas abuser.
Ne pas prendre trop de place.
Le contrôle alimentaire devient une norme silencieuse.
À l’âge adulte, cela se traduit souvent par :
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Des régimes répétés
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Une peur persistante de grossir
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Une difficulté à manger avec plaisir
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Une justification permanente de ses choix alimentaires
La grossesse ne crée pas cette fragilité.
Elle l’expose au grand jour.
Grossesse et alimentation : quand le corps devient un territoire public
La grossesse est souvent présentée comme un moment sacré.
Dans la réalité, beaucoup de femmes vivent :
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Une surveillance accrue du poids
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Des remarques médicales intrusives
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Une comparaison constante
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Une peur de mal nourrir leur bébé
Le corps maternel devient un espace commenté, régulé, presque public.
Le plaisir alimentaire se transforme en gestion anxieuse.
Certaines femmes développent ou réactivent des troubles du comportement alimentaire (TCA) pendant ou après la grossesse.
La maternité agit alors comme un amplificateur d’un conflit ancien :
entre besoins corporels et exigences sociales.
Après l’accouchement : épuisement, hyperphagie et disparition de soi
C’est souvent après la naissance que le déséquilibre devient visible.
Le sommeil est fragmenté.
Le corps est épuisé.
Les repas sont déstructurés.
Certaines femmes mangent en excès le soir.
D’autres oublient de manger.
Beaucoup culpabilisent.
En réalité, la nourriture devient un régulateur :
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De la fatigue
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De la solitude
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De la charge mentale
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De l’effacement progressif de leurs propres besoins
Ce n’est pas un manque de volonté.
C’est un système nerveux saturé.
La charge mentale alimentaire : nourrir tout le monde sauf soi
Après l’arrivée d’un enfant, la mère devient souvent la gestionnaire alimentaire du foyer :
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Planifier les repas
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Diversifier pour l’enfant
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Adapter aux goûts de chacun
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Anticiper les besoins
Elle nourrit tout le monde.
Mais son propre rapport à la nourriture devient secondaire.
Cet effacement n’est pas anodin.
Il est culturel.
Il participe à un asservissement alimentaire discret, où la femme apprend que ses besoins passent après ceux des autres.
Maternité et neuro-atypie : quand tout devient plus intense
Certaines femmes vivent la maternité avec une intensité particulière.
Hypersensibilité sensorielle.
Besoin de structure.
Difficulté avec l’imprévisibilité.
Rapport déjà complexe au corps.
Chez les femmes neuro-atypiques (TDAH, TSA, haut potentiel, hypersensibilité marquée…), la maternité peut amplifier :
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Le chaos alimentaire
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Les variations d’appétit
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L’hyperfocus sur le poids
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Ou au contraire, un désintérêt total pour manger
Le bruit, les odeurs, la fatigue, la rupture de routine peuvent profondément perturber la régulation alimentaire.
Certaines me disent :
« Je suis déjà débordée par les stimuli… alors manger devient secondaire. »
Ou :
« La nourriture est le seul moment où je peux me calmer. »
Ce n’est ni un manque d’organisation,
ni un défaut de volonté.
C’est un fonctionnement neurobiologique spécifique.
Dans mon accompagnement à Charleroi, j’accompagne particulièrement les femmes neuro-atypiques dont la maternité a désorganisé le rapport à l’alimentation.
Nous travaillons en tenant compte :
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De la surcharge sensorielle
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Des besoins de prévisibilité
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De la gestion de l’énergie
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De la relation au contrôle
On ne travaille pas seulement sur “quoi manger”.
On travaille sur comment votre cerveau et votre corps fonctionnent réellement.
Manger librement après la maternité : une réappropriation
Retrouver un rapport apaisé à la nourriture après une grossesse, ce n’est pas :
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Revenir à son poids d’avant
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Se remettre au régime
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Se contrôler davantage
C’est comprendre :
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Ce qui s’est rejoué dans votre histoire
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Les injonctions intériorisées
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Les émotions liées à la maternité
-
La fatigue accumulée
Manger librement, dans ce contexte, devient un acte de réappropriation.
C’est reprendre sa place dans son propre corps.
Quand consulter pour un rapport conflictuel à l’alimentation après un accouchement ?
Il peut être utile de consulter si vous vivez :
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Une hyperphagie post-partum
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Une culpabilité constante en mangeant
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Une obsession autour du poids après grossesse
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Une perte de repères alimentaires
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Une sensation de ne plus vous reconnaître
En consultation à Charleroi, je propose un accompagnement qui ne se limite pas à l’assiette.
Nous explorons :
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Votre histoire corporelle
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Votre rapport au contrôle
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Votre charge mentale
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Votre fonctionnement émotionnel
-
Votre éventuelle neuro-atypie
L’objectif n’est pas de corriger votre alimentation.
L’objectif est de comprendre ce qu’elle exprime.
La maternité ne rend pas les femmes excessives.
Elle révèle les tensions déjà présentes entre :
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Corps et normes
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Besoins et attentes
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Désir et contrôle
Si votre rapport à la nourriture a changé depuis que vous êtes devenue mère,
ce n’est pas un échec.
C’est peut-être un signal.
Sophie Schoelinck vous reçois en consultation à Charleroi ou en téléconsultation.
Les rendez-vous peuvent être pris directement sur www.sophie-schoelinck.be




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