Les addictions ce n’est pas un manque de volonté, c’est une souffrance invisible
Sophie Schoelinck, diététicienne et thérapeute du comportement alimentaire à Charleroi nous parle des addictions (alimentaire, sucre, alcool, ...).
L’addiction est souvent jugée avant d’être comprise. On croit qu’il suffit de “vouloir” pour s’en sortir. Pourtant, derrière chaque comportement compulsif, il y a une souffrance invisible : un besoin de réconfort, une tension intérieure, une douleur enfouie.
Dans mon travail à Charleroi, j’accompagne celles et ceux qui se débattent avec cette lutte silencieuse — non pas pour les aider à “tenir bon”, mais pour les aider à se comprendre.
L’addiction : un cri intérieur, pas un manque de volonté
“Elle n’a pas de volonté.”
“Elle pourrait s’en sortir si elle faisait un effort.”
Ces phrases, souvent lancées avec légèreté, enferment la personne dans la honte.
Mais l’addiction n’est ni une faiblesse ni un manque de discipline : c’est une réponse du corps et du psychisme à la douleur.
Quand le cerveau cherche à survivre
Le cerveau, dans sa sagesse blessée, tente d’apaiser un déséquilibre :
Il active les circuits de la récompense pour retrouver un instant de soulagement.
Il détourne la gestion du stress, en utilisant la consommation comme régulateur émotionnel.
Il affaiblit la capacité de contrôle, car le besoin de calmer la douleur devient plus fort que le raisonnement.
Ce que l’on voit de l’extérieur – excès, mensonges, isolement – n’est qu’une part visible d’une lutte intérieure bien plus complexe.
Addiction alimentaire : quand la nourriture devient refuge
Dans mon cabinet, beaucoup de personnes me confient :
“Je mange sans faim.”
“Je ne peux pas m’arrêter.”
“Je me cache pour manger.”
Ces phrases ne parlent pas de gourmandise, mais de détresse.
La nourriture devient alors une porte de secours — un moyen de calmer une émotion trop forte, d’occuper un vide, d’éviter une solitude.
Un comportement qui apaise… avant d’enfermer
La crise alimentaire est souvent un appel à l’aide : elle traduit un besoin de sécurité, de douceur, de reconnaissance.
Mais plus la personne se juge, plus la honte renforce le cycle : manger pour oublier la culpabilité de manger.
C’est ici que l’accompagnement thérapeutique prend tout son sens — non pour “interdire”, mais pour écouter ce que le symptôme veut dire.
Sortir du jugement, retrouver du sens
L’addiction, quelle qu’elle soit — nourriture, travail, écrans, sport, achats — parle d’un déséquilibre intérieur.
Elle dit : “Je ne sais plus comment me consoler autrement.”
Le chemin ne consiste donc pas à “être fort”, mais à retrouver un lien vivant avec soi.
Une approche douce et consciente
Mon accompagnement ne repose pas sur la culpabilité, mais sur la compréhension et la reconnexion à soi.
Nous explorons ensemble ce que chaque comportement cherche à apaiser : émotions, souvenirs, stress, ou fatigue chronique.
Progressivement, la personne retrouve une autonomie intérieure : la capacité de choisir sans se punir.
Écouter le signal plutôt que juger le symptôme
L’addiction n’est pas un ennemi à combattre, mais un message à entendre.
Elle signale un besoin de sécurité, d’attention, d’amour.
Lorsque nous l’écoutons sans jugement, elle devient une porte vers la guérison plutôt qu’une preuve d’échec.
Et si, au lieu de lutter contre vous-même, vous commenciez à dialoguer avec ce qui souffre en vous ?
C’est à partir de ce dialogue que renaît la vraie volonté — non celle qui contraint, mais celle qui guide avec bienveillance.
Prendre rendez-vous
Si vous vous reconnaissez dans ces mots, sachez que vous n’êtes pas seul·e.
Sophie Schoelinck vous propose un accompagnement personnalisé — en présentiel à Charleroi ou en téléconsultation — pour comprendre votre lien à la nourriture et à vous-même.
Pas de régime, pas de pression : juste un espace d’écoute, de transformation et de sens.




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